L’Univers (3/4) : de Newton au Big Bang
PMDB de fin avril 2026 — Partie 3 (suite)
De Newton au Big Bang
Après Galilée, il fallut encore cinquante ans pour qu’un autre génie de l’histoire des sciences, l’Anglais Isaac Newton, découvre en 1687 la loi d’attraction universelle, c’est-à-dire une force de gravité qui attire entre eux tous les corps massifs. Il expliquait ainsi les lois de Johannes Kepler sur les mouvements planétaires et participait à la naissance de l’astronomie moderne.
Isaac Newton a également compris que la lumière du Soleil, passant à travers un prisme, se décomposait en couleurs, celles de l’arc-en-ciel, et il a construit le premier télescope à réflexion en utilisant non plus des lentilles comme Galilée, mais des miroirs pour collecter et focaliser la lumière.
Deux découvertes fondamentales ont marqué la fin du XIXᵉ siècle : la spectroscopie, ou l’analyse de la lumière des astres, qui permet de révéler leur composition chimique, et la photographie, qui permet de répertorier systématiquement un grand nombre d’objets célestes.
Au début du XXᵉ siècle, une nouvelle théorie de la gravitation, encore plus complète que celle d’Isaac Newton, a vu le jour : la relativité générale d’Albert Einstein. Non seulement elle rend mieux compte des détails les plus fins du système solaire, mais elle prédit également de nouveaux phénomènes qui seront tous découverts ultérieurement, comme les ondes gravitationnelles, les trous noirs et le Big Bang.
En parallèle, les premiers télescopes géants sont entrés en fonctionnement en Californie. Grâce à eux, les astronomes américains, parmi lesquels Edwin Hubble, ont prouvé la nature extragalactique des nébuleuses et découvert leur décalage spectral vers le rouge, sans toutefois pouvoir leur donner de justification physique.
C’est le Belge Georges Lemaître qui, en 1927, a compris que le phénomène était dû à l’expansion de l’univers. En 1931, il a posé les bases de la cosmologie moderne et de ses fameux modèles du Big Bang.
Aujourd’hui, la recherche est devenue essentiellement collective, de sorte que l’histoire future ne retiendra probablement pas de noms de savants au même titre qu’un Copernic, un Newton ou un Einstein.
Bonne lecture
Bob
